Développeur informatique

digital marmelade : « Tout d’abord, peux tu présenter en quelques mots ? »

Paul-Henry : « Salut, je m’appelle Paul-Henry, « PoLo » pour beaucoup, j’ai 27 ans, célibataire, vivant a Wattrelos. J’aime bien faire la fête, le sport, les jeux divers et surtout les apéros qui finissent tard … ;) »

digital marmelade : « Alors Polo, si je peux me permettre de t’appeler Polo, comment devient-on développeur informatique ? »

Paul-Henry : « Petit, je n’ai jamais eu de console de jeux a la maison mais un ordinateur. La chance que j’ai eu, c’est que mon père m’a laissé faire ce que je voulais sur l’ordi dès 11-12 ans, et j’ai de suite adoré. Je me suis alors auto formé à la programmation tout en passant le bac puis un Deug en mathématiques. Ensuite, je suis allé en licence informatique a Lille, puis un master2 IAGL (Ingénierie et Architecture des Grands Logiciels). J’ai fait enfin une année supplémentaire en même temps que ma première année de travail, pour une validation IAD spécialité JAVA (Intelligence Artificielle et Décision). »

digital marmelade : « Développeur informatique, ça gagne bien sa vie en début de carrière ? Et ensuite ? »

Paul-Henry : « Cela dépend. Pour ma part, je travail dans une start-up, et je suis vraiment bien payé alors que je n’ai que 3-4 ans d’expérience, j’ai commencé à 2000€net/mois, mais je suis déjà a 2200€net/mois… Cela peut monter très vite et en fin de carrière cela peut tourner entre du 4k voir 5k, mais là, tu ne programmes plus, tu gères des programmeurs :). Cela varie selon où tu travailles et selon les langages que tu programmes. Pour information, j’ai deux amis qui sont aussi programmeurs, et les salaires sont différents, l’un travail dans une entreprise publique à Roubaix et gagne 1800€/mois, tandis que l’autre travaille pour une boite privée à Paris et gagne déjà 2500€/mois, alors que l’on a le même niveau d’étude et la même formation. »

digital marmelade : « C’est quoi la journée type d’un développeur informatique ? »

Paul-Henry : « Ma journée type, c’est : j’arrive a 7h30 au boulot, je regarde tout de suite ma compilation de programme de la nuit, et j’imprime le rapport d’erreur. Je vais prendre un café avec mon collègue et on cherche a résoudre les erreurs. Puis après, c’est classique, tu continues à avancer dans ton code toute la journée, entrecoupée de pauses café régulières pour réfléchir et discuter, entre collègues. Vers 20 heures, je finis ma journée en relançant un compilation complète de mon programme. »

digital marmelade : « (La machine à café est un lieu stratégique dans bon nombre d’entreprises informatiques… Note : faire un sujet là dessus plus tard). Dis moi Polo, y’a-t-il des périodes plus intenses que d’autres dans le métier et pourquoi ? »

Paul-Henry : « Oh que oui ! Disons que quand on a un cahier des charges à suivre et que l’on est à la bourre sur le calendrier, tu ne comptes pas les heures et t’essayes d’avancer. Mais c’est surtout pendant les vacances que c’est le plus intense, car tu fais quasi le boulot de 2 voir 3 personnes, et là, tu n’attends qu’une chose : le we ou tes vacances !! Mais sinon, le reste du temps, il n’y a pas de contrainte particulière et tu as le temps d’avancer sans être pressé. »

digital marmelade : « Qu’est ce qui te plait vraiment dans le métier ? »

Paul-Henry : « Bonne question, je pense que ce qui me plait le plus, c’est quand tu trouves une solution après 2 -3 jours de galère et voir que ton programme tourne enfin, c’est une satisfaction personnelle énorme (pour ma part). Il y a aussi les discussions entre collègues sur des sujets qui te font avancer continuellement. Le monde de l’informatique évolue tellement vite qu’il faut toujours se mettre a jour sur les évolutions et donc tu apprends tous les jours, et en cela, c’est enrichissant et c’est ce que j’aime dans ce métier. »

digital marmelade : « Qu’est ce qui te déplait vraiment dans le métier ? »

Paul-Henry : « Quasi rien en réalité, peut être le retard de tes collègues dans leur travail qui bloque le tient, mais cela arrive à tout le monde, donc, rien ne me déplait dans ce travail, une chance surement :) »

digital marmelade : « Quelles sont les qualités requises pour être un bon développeur informatique ? »

Paul-Henry : « Cela dépend des gens je crois. Pour ma part, je dirais déjà qu’il faut être curieux. Curieux de tous les langages informatiques, de ce que développent les collègues, de ce qui se fait sur Internet, et ne pas s’enfermer dans le langage informatique qu’on pratique. Il faut aussi savoir accepter les échecs, accepter de sécher sur un problème parfois pendant plusieurs jours, et ne jamais baisser les bras. De toujours être a l’écoute de tes collègues et toujours te dire qu’il y a une solution au problème, il n’y a plus qu’à !!!. Sinon, il faut bien sur avoir des bonnes bases dans ton langage de programmation, mais aussi toujours apprendre à coté. Je dirais que tes années d’études sont la pour t’apprendre la base, le travail , c’est pour continuer à apprendre et améliorer tes basiques. »

digital marmelade : « Quelles sont les perspectives de carrière quand on est développeur informatique ? »

Paul-Henry : « Comme je l’ai dit plus haut, tu peux évoluer en chef de projet puis chef de groupe. Mais pour ma part, j’espère un jour pouvoir ouvrir ma propre boite, c’est un de mes défis, difficile car le monde de l’informatique évolue très vite.

digital marmelade : « Aurais tu une anecdote liée à ton métier à nous raconter ? »

Paul-Henry : « J’en ai pas de très intéressantes… Suis encore jeune dans le métier ;). Il m’est arrivé en réunion devant les responsables de projet de présenter un programme qui ne fonctionnait pas, alors que quelques minutes avant, il fonctionnait sur mon PC. Là, panique, 30 minutes de stress pour se rendre compte au final que le PC de la salle de réunion n’était pas à jour… Bref un stress qui se finit en rigolade et des excuses des responsables. D’ailleurs, maintenant, c’est un réflexe quand je pars en réunion, j’arrive avant pour vérifier le matos, même si normalement cela devrait être fait par d’autres :). »

digital marmelade : « Un grand merci Polo d’avoir pris la peine de répondre à nos questions. See you, soon ;) »

Paul-Henry : « A mon tour, j’ai une question : pourquoi votre blog s’appelle digital marmelade ? »

digital marmelade : « Déjà parce que nous ne souhaitions pas que nos noms apparaissent dans le nom du blog, ou qu’en tous cas, c’était assez compliqué. Ensuite, parce que Karine avait eu l’idée de ce nom il y a fort longtemps et qu’il a de suite plu à Pierre. Et pour finir : ça sonne bien, ça se retient bien, et ça nous plaît bien ;) ! Encore merci Polo ! »

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