Saez – Marguerite

Quand j’ai vu Marguerite, j’me suis dit quel prénom étrange,
Pis c’est pas vraiment la saison à faire l’amour dans les champs.
Moi mon cœur est chrysanthème et mon âme est triste.
Quand j’ai vu Marguerite, Marguerite m’a dit « t’approche pas trop de moi »
Moi j’ai pas écouté tu vois, et j’suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe, de Camélia, de Rose et puis de Lilas.
Quand j’ai vu Marguerite j’me suis dit elle sort d’où celle-là puis c’est quoi c’prénom à la con sorti du fond d’un autre temps, et puis moi j’aime pas bien les fleurs et puis j’aime pas ce qui sent bon.
J’préfère les pétards aux pétales et un peu la boisson.

Marguerite c’est mes coups d’jus, c’est mes coups d’foudre, c’est mes coups de blues, c’est pas vraiment un bon coup mais c’est dans l’mille à tous les coups.
C’est comme un parfum de nocturne qui aurait l’goût des levers du jour, parce qu’elle elle dit jamais « je t’aime », parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l’enclume, c’est la luciole au fond des nuits, c’est comme rouler sans le permis.

Marguerite, la Marguerite, la Marguerite, la Marguerite.

Quand j’ai vu Marguerite, ça m’a fait comme un bras d’honneur, l’insoumission qui dit « je n’ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit », comme un doigt levé bien haut à tous les dieux, tous les suppôts, c’est l’solidaire des travailleurs pis c’est la liberté du cœur.
Quand on va pointer à sa porte, sûr qu’on est tous un peu chômeur, et moi qui suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe, de Camélia, de Rose et puis de Lilas.
Marguerite elle est belle comme un accident de bagnole, comme un poids lourd qui a plus les freins, Marguerite elle est folle et c’est vrai que moi j’aime bien quand elle fait voler les assiettes, quand elle me fait péter les plombs, qu’elle dit qu’elle aime pas mes chansons.

Marguerite c’est mes coups d’jus, c’est mes coups d’foudre, c’est mes coups d’blues, c’est pas vraiment un bon coup mais c’est dans l’mille à tous les coups.C’est la luciole au fond des nuits, oui sur la joue, sûr c’est la pluie, Marguerite c’est mes nuits noires, c’est mes nuits rouges, c’est mes nuits blanches. C’est comme un train, oui, qui s’égare mais qui s’arrête pas dans les gares. C’est la luciole au fond des nuits, c’est comme rouler sans le permis.

Marguerite c’est pas la bonne mais putain qu’elle est bonne ! Presque aussi bonne que Marie, en un peu moins putain aussi. J’en ferais bien ma religion, j’en ferais bien mon horizon, c’est sûr que j’peux mourir demain, tant qu’elle m’habite entre ses reins.

Elle est comme un bateau d’pirates, comme un chien qui a mal à la patte. Marguerite elle a l’goût d’la mer, elle a la fraîcheur des rivières, elle a l’ivresse de la vodka, la folie de la tequila, elle est un peu Mexicaine, un peu Française aussi.
Elle est tout c’qu’on veut qu’elle soit, tous les possibles au bout des doigts. Elle t’emmène d’l’autre côté d’la Terre juste quand elle ouvre les paupières.

Marguerite c’est mes coups d’jus, c’est mes coups d’foudre,
Marguerite c’est mes coups d’jus, c’est mes coups d’foudre.

Marguerite c’est mes coups d’jus , c’est mes coups d’foudre, c’est mes coups d’blues. C’est pas vraiment un bon coup mais c’est dans l’mille à tous les coups. C’est la luciole au fond des nuits, c’est comme rouler sans le permis. Marguerite elle est belle comme un accident de bagnole, comme un poids lourd qui a plus les freins, Marguerite elle est folle et c’est vrai que moi j’aime bien quand elle fait péter les assiettes, quand elle me fait péter les plombs, qu’elle dit qu’elle aime pas mes chansons.

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