Directrice d’exploitation d’établissements psychiatriques

digital marmelade : « Bonjour Katy. Tout d’abord, peux tu te présenter en quelques mots ? »

Katy : « Bonjour. Katy 35 ans célibataire j’aime la vie et donc en profiter »

digital marmelade : « Alors Katy, tu es « Directrice d’exploitation d’établissements psychiatriques » : peux tu nous décrire un peu ton métier ? En quoi il consiste globalement ? »

Katy : « C’est un métier qui touche à pas mal de choses. En premier lieu du doit assurer la gestion financière de ton établissement en donnant des soins et une prestation de qualité au patient, mais tu dois pour cela également : manager des équipes, t’y connaître un minima en Rh,en réglementation sanitaire, réglementation restauration , en réglementation et maintenance de bâtiment … gérer les relations avec les tutelles , construire des partenariat avec les structures d’amont et d’aval …. enfin je m’ennuie pas !

digital marmelade : « Katy, comment devient-on Responsable d’exploitation d’établissements psychiatriques ? »

Katy : « Soit par une filière assez classique en faisant un master en santé, en passant le CAFDES et sinon par le hasard de la vie bien souvent ! c’est mon cas ! Les directeurs que je connais au sein du groupe ont des parcours fort différent les uns des autres ! pas mal viennent du soin tout de même ! Dans le public c’est un concours ouvert au bac +2 je crois … et après deux ans à l’école de directeur de rennes »

digital marmelade : « Responsable d’exploitation d’établissements psychiatriques, ça gagne bien sa vie en début de carrière ? Et ensuite ? »

Katy : « Ça gagne correctement dans le privée … dans le public pas trop ! Dans le public, tu commences à 1750 brut et tu peux finir en fin de carrière à 4900 maxi brut si tu gères un gros hopital. En commencant tu gagnes le double dans le privé !»

digital marmelade : « C’est quoi la journée type d’une Responsable d’exploitation d’établissements psychiatriques ?»

Katy : « il n’y a pas de journée type …. c’est aussi le charme du poste c’est que du gère des nouvelles situations tous les jours ! »

digital marmelade : « Dis moi Katy, y’a-t-il des périodes plus intenses que d’autres dans le métier et pourquoi ? »

Katy : « les périodes de certification. les établissement ont l’obligation de se faire accréditer tous les 4 ans par la Haute Autorité en Santé. On est évalué sur de nombreux critères et si on est bon on est certifié . Si on pèche sur certains trucs on a des réserves et si on est mauvais on est pas certifié et on risque le retrait de l’autorisation donnée par les tutelles ! cette accréditation se prépare entre 8 à 6 mois avant le passage. Les résultats sont publiés sur le site de l’HAS ! donc en terme d’image t’as plutôt intérêt à être bon ! Sinon pour le côté purement de l’activité psy , le plus gros et le plus dur à gérer c’est les périodes d’automne et de printemps : les pathologies névrotiques sont cycliques elles sont plus nombreuses à ces époques de l’année !!!!! »

digital marmelade : « Qu’est ce qui te plait vraiment dans le métier ? »

Katy : « la diversité, le contact avec les autres, on apprend beaucoup sur soi-même en psychiatrie ! c’est passionnant ! »

digital marmelade : « Qu’est ce qui te déplait vraiment dans le métier ? »

Katy : « le côté très protocolaire d’un grand groupe où tu dois remplir des tableaux et des tableaux !!!! Nécessaire certes mais un peu lourd je trouve !»

digital marmelade : « Quelles sont les qualités requises pour être une bonne Responsable d’exploitation d’établissements psychiatriques ?»

Katy : « c’est une question à poser à mon responsable de division ! il faut savoir allier objectif financier et éthique … pas toujours simple !»

digital marmelade : « Quelles sont les perspectives de carrière quand on est Responsable d’exploitation d’établissements psychiatrique ?»

Katy : « Devenir directrice régionale mais sinon tu peux bosser dans tout à fait autre chose .. quand tu sais gérer une clinique c’est à dire une entreprise, tu peux faire tourner une autre activité ….il faut juste s’adapter !!!! »

digital marmelade : « Comment un patient se retrouve dans l’un de tes établissements et non dans un autre ? »

Katy : « Il y a plusieurs types d’hospitalisation en psychiatrie HL , l’HDT et L’HO. Les cliniques privées ne pratiquent que l’HL (sauf exception) c’est à dire une hospitalisation sans contrainte. Puis il y a plusieurs activités l’hôpital de jour, l’hôpital de nuit et l’hospitalisation complète et enfin des spécialités psychiatriques : en pédopsychiatrie, en alcoologie , en gérontopsy »

digital marmelade : « Aurais tu une anecdote liée à ton métier à nous raconter ? »

Katy : « un patient qui rentre dans mon bureau pour venir se plaindre que sa chambre et déjà occupée par quelqu’un …. je l’accompagne dans la chambre et bien évidemment il n’y avait personne … mais il continuait à me soutenir qu’il voulait changer de chambre car la sienne était occupée !!!!»

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