La France et sa natalité

La première marche du podium ou droit dans le mur ?

Voilà, j’ai juste envie de vous balancer quelques chiffres choisis :

2009 :
– Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) affirme dans son rapport sur l’état de la population mondiale que le réchauffement planétaire ne peut être endigué que par une réduction massive de la population mondiale.
– La London School of Economics (LSE) estime que le moyen le moins coûteux de résoudre le problème du réchauffement planétaire serait de réduire la population mondiale de 500 millions d’individus d’ici 2050.
– L’Optimum Population Trust (OPT) écrit sous le titre “Earth heading for 5 billion overpopulation ?” (La terre se dirige-t-elle vers une surpopulation de cinq milliards ?), que “sur la base des données de l’empreinte écologique et des capacités biologiques qui sont disponibles depuis une décennie, elle estime à cinq milliards la population que le monde peut soutenir actuellement”.

2010 :
– La France a dépassé pour la première fois en 2010 les 65 millions d’habitants et a battu un record de fécondité avec 2,01 enfants par femme, annonce l’Insee.
– Les allocations familiales versées à partir du 2eme enfant : 123,92€ pour deux enfants, 282,70€ pour trois enfants, et 158,78€ par enfant en plus.

1991 :
Jacques-Yves Cousteau dans une interview publiée par le Courrier de l’Unesco : “Notre société devient une société de consommation effrénée. C’est un cercle vicieux que je compare au cancer… Devrions-nous éliminer la souffrance, les maladies ? L’idée est belle, mais peut-être pas profitable à long terme. Notre peur des maladies ne doit pas mettre en danger le futur de notre espèce. C’est une chose terrible à dire. Mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350.000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus.”

Malthus, sors de ce corps…

Je vous laisse méditer (et commenter) là dessus…

Sources :
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/01/18/faut-il-reduire-la-population-mondiale-pour-sauver-la-planete/
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/18/en-2010-la-france-comptait-plus-de-65-millions-d-habitants_1467072_3224.html
http://www.aladom.fr/faq/caf-quelles-aides-proposees-aux-parents-270.html

15 commentaires

  1. C’est bien vrai. Quand ils disent ça “réduire la population mondiale de 500 millions d’individus”, ça ne veut pas dire tuer tout ces gens, mais limité les naissances. Tout simplement. Facile à dire, dur à mettre en place.
    Bref, perso, je suis très sceptique pour la suite. Nous on verra le début de la fin, nos petits enfants eux, vivront la fin. A vouloir trop jouer les supérieur, l’être humain va s’anéantir bêtement. Les animaux ont tout pigé. Ils doivent bien se moquer de nous.
    On a qu’à manger un enfant chaque matin… ;-)

  2. D’accord sur le fond bien sur mais comment faire sur la forme…?
    On sait tous qu’il faut aussi des enfants pour l’économie du pays.
    Le monde est un “monde” et non pas un seul pays sans frontières… Si c’était le cas et que nous ne faisions qu’un, alors là oui réguler d’un côté aurait un sens pour l’autre, mais là, limiter les naissances à droite, ne va malheureusement pas tant aider que ça à gauche…

  3. Je suis heureux que certains commentent compte tenu de la délicatesse du sujet…
    Tu as raison Sapito, on vit la mondialisation de l’économie, mais pas celle des individus, et c’est bien dommage pour certains points.
    Je relève juste ta phrase : “On sait tous qu’il faut aussi des enfants pour l’économie du pays” : tu as à nouveau raison, et ça m’effraie…

  4. C’est un sujet délicat oui mais important aussi. Et ce n’est pas facile de trouver les mots pour évoquer le sujet non plus je trouve…
    C’est effrayant peut être comme tu dis, mais le résultat final c’est qu’on se dit tous qu’on ne peut pas y changer grand chose… C’est surement ça le plus effrayant pour moi.

  5. Pourquoi y aurait-il TROP de monde? Je ne crois pas que ce soit vraiment le cas. Il y a de la place pour encore beaucoup de petits terriens ! Et un homme responsable peut très bien ne pas influencer le “réchauffement climatique». Alors oui c’est plus simple de virer du monde, ca évite de s’attaquer aux problèmes qui sont beaucoup plus compliqués (Et délicat) à mettre en place. (Système mondialisé oblige)

    Surtout, il y a largement à manger pour tout le monde, tant la surproduction est énorme. Diminuer la population c’est une solution de facilité. Des solutions plus cohérente avec les problèmes: rééquilibrer la distribution, revenir à une production agricole proche des populations, désengorger les grandes métropoles, arrêter le pétrole et n’utiliser que des énergies propre. Bref se contenter au maximum de ce qui peut être fait a proximité des peuples et rendre notre monde moins absurde(Au niveau des comportements d’achats, des exigences excessives, de la folie du Moi je, de la concurence mondiale….)

  6. “Pourquoi y aurait-il TROP de monde ? Je ne crois pas que ce soit vraiment le cas” :

    Je ne suis pas aussi enclin à contester les annonces qui sont faites sur le sujet… Et particulièrement celle-ci :
    “sur la base des données de l’empreinte écologique et des capacités biologiques qui sont disponibles depuis une décennie, elle estime à cinq milliards la population que le monde peut soutenir actuellement”.

    Evidemment, “supprimer” des gens est inconcevable…

  7. “Il y a assez pour tout le monde”, “la surproduction est énorme”… peut être, mais le fait est que certains ont trop et d’autres n’ont rien! C’est donc intéressant de se pencher sur les différentes solutions permettant non pas d’y remédier mais au moins d’améliorer, non?

  8. Petit éclairage trouvé sur le document du site http://www.prospective-foresight.com/IMG/pdf/DEMOGRAPHIE.pdf

    “Hervé Le Bras, démographe, est encore plus rassurant. Pour lui, il n’y a pas une parcelle de
    vérité dans les terribles prédictions chiffrées que nous assènent les Cassandre : « La peur
    du nombre a remplacé la peur de la bombe ». La surpopulation a bon dos. On la charge de
    tous les maux, des famines à venir, du trou dans la couche d’ozone, du réchauffement
    climatique, de l’érosion des sols, bref de toutes les catastrophes écologiques qui guettent
    l’espèce humaine à l’aube du XXIe siècle. Alors qu’en fait c’est 20% de ses habitants les plus
    riches qui sont les vrais responsables. Selon le démographe, les chiffres masquent des
    arguments d’autorité, et les arguments d’autorité sont le paravent de nos préjugés et de nos
    peurs. La surpopulation est selon lui un mythe. Et, comme tout mythe, « celui-ci nous en
    apprend plus sur nous-mêmes que sur le monde qui nous entoure ».

    Ce qui va dans le sens de ce que j’ai TENDANCE à penser/imaginer…

  9. Intéressant ce document Simon. Je vous le colle ci-dessous :

    DEMOGRAPHIE
    Y a-t-il trop d’humains sur terre ?
    Imaginez : si le monde continuait d’avancer au rythme actuel, nous serions 16 milliards
    d’individus en 2100 et se poserait alors la question de la survie de l’humanité.
    Heureusement, les experts sont nettement plus modérés dans leurs prévisions. Si la
    démographie est maîtrisée la courbe se stabilisera autour de 9 à 10 milliards d’habitants à
    partir de 2050 contre 6.5 milliards aujourd’hui. Dans ce cas de figure probable, le problème
    n’est plus la surpopulation mais l’équilibre démographique. Aujourd’hui, 5,5 milliards
    d’humains vivent dans les pays pauvres et 1 milliard dans les pays riches. Tandis que dans
    les pays riches comme l’Allemagne ou le Japon, le renouvellement des générations n’est
    plus assuré, dans les pays en développement les taux de natalité restent forts.
    Vers 2050, un enfant sur deux naîtra en Afrique. A eux seuls, l’Inde et la Chine compteront
    3 milliards d’individus. Presque 100% de la croissance démographique est prévue dans les
    pays du tiers monde, particulièrement dans les zones urbaines. Ces écarts posent toute une
    série de problèmes. La planète sera-t-elle en mesure d’absorber ce déséquilibre sur le plan
    nutritionnel et énergétique et capable de redistribuer équitablement les ressources ?
    Surpopulation d’un côté, déséquilibre de l’autre, faut-il avoir peur du nombre ?
    Selon des experts, le scénario d’une démographie galopante doit être revisité. D’après le
    Millénium Project et l’ONU, ces extrapolations ne tiennent en effet pas toujours compte des
    évènements probables et tragiques qui interviennent et principalement les conséquences
    encore difficiles à estimer du changement climatique. Mais aussi des catastrophes terribles à
    imaginer : guerres, famines épidémies. Selon cette hypothèse, la planète se réduirait à
    5,5 milliards d’habitants dans cent ans. Soit en dessous du chiffre actuel.
    La montée des maladies courantes liées à l’alimentation, à l’obésité, et à la surnutrition,
    touche déjà un milliard de personnes entraînant troubles cardiovasculaires, hypertension et
    cancers. Par ailleurs, les épidémies sont susceptibles d’accroître radicalement le taux de
    mortalité. 30% des disparitions ont comme cause une maladie infectieuse. Selon le
    Millenium Project, plus de trente nouvelles et violentes maladies infectieuses ont été
    identifiées au cours des vingt dernières années. Vingt maladies connues comme la
    tuberculose ou la malarias ont développé une résistance aux antibiotiques. Des chercheurs
    évaluent à 117 millions de nombre de morts du sida entre 2006 et 2030. C’est la 4ème cause
    de décès dans le monde. La mutation du virus de la grippe aviaire de l’homme à l’homme,
    pourrait entraîner la mort de 25 millions de personnes.
    A cela s’ajoute des probabilités de famine. La FAP évalue à 850 millions le nombre de
    personnes qui souffrent de la faim et de l’insécurité alimentaire. Les carences en
    micronutriments affectent entre 2 et 3 milliards d’habitants. La famine tue d’ores et déjà plus
    que les guerres. « Plus de la moitié de la population mondiale est déjà atteinte par une forme
    ou une autre de malnutrition » explique Francis Delpeuch nutritionniste de l’IRD à
    Montpellier.
    Des facteurs de régulation participent aussi à freiner le phénomène de croissance à horizon
    2050 comme la disparition naturelle massive des baby boomers et les effets de la politique
    des naissances, notamment en Chine (passage de 5 à 1 enfant). Dans les pays en
    développement, le passage à la production et à la consommation de masse ralentit
    également le nombre de naissances. Entre 1991 et 2003, on est passé de 5,4 à 2,8
    d’enfants par femme en Algérie, de 4,5 à 2,8 en Afrique du sud. Dans les pays développés,
    « déjà la moitié de la population vit dans des pays ou le taux est inférieur en moyenne à 2.1
    enfants par femme », souligne Gilles Pison dans une étude sur l’évolution de la population à
    horizon 2300. « En 2050, si on continue sur la même tendance, le taux de fertilité tombera
    en dessous du niveau de remplacement de 75%, précise le Millenium Project. Deux
    milliards de gens auront plus de 60 ans et plus ».
    Plus inattendue, une étude montre qu’en un demi siècle, à cause du stress et des pesticides,
    la performance du sperme humain a diminué de 30%. Des facteurs plus heureux
    interviennent dans ce décompte. Selon Prospective Foresight, le progrès des sociétés, avec
    l’augmentation du revenu, l’amélioration de l’alphabétisation, la diminution de la mortalité
    infantile, l’éducation et la promotion des femmes, le développement des moyens de
    contraception améliorés et peu coûteux, la planification familiale, contribue au rééquilibrage
    démographique. Finalement tout est une question de « gestion prévisionnelle ».
    Hervé Le Bras, démographe, est encore plus rassurant. Pour lui, il n’y a pas une parcelle de
    vérité dans les terribles prédictions chiffrées que nous assènent les Cassandre : « La peur
    du nombre a remplacé la peur de la bombe ». La surpopulation a bon dos. On la charge de
    tous les maux, des famines à venir, du trou dans la couche d’ozone, du réchauffement
    climatique, de l’érosion des sols, bref de toutes les catastrophes écologiques qui guettent
    l’espèce humaine à l’aube du XXIe siècle. Alors qu’en fait c’est 20% de ses habitants les plus
    riches qui sont les vrais responsables. Selon le démographe, les chiffres masquent des
    arguments d’autorité, et les arguments d’autorité sont le paravent de nos préjugés et de nos
    peurs. La surpopulation est selon lui un mythe. Et, comme tout mythe, « celui-ci nous en
    apprend plus sur nous-mêmes que sur le monde qui nous entoure ».
    Yan de Kerorguen et Estelle Leroy
    La Tribune, 2006.

  10. m’en fous! Je déménage au Groland !

  11. Au sujet de notre natalité il ne faut pas oublier le côté incitatif de notre système social:
    plus d’enfants = plus de prestations sociales.

    Je m’amuse à regarder dans le canard hebdomadaire les naissances de notre hôpital. En grande majorité les familles de plus de 2 enfants sont des familles jeunes où la mère est au foyer et le mari dans un emploi rémunéré en dessous de la moyenne nationale (1500€). Les familles d’un niveau sociale plus élevé sont souvent plus agées et rarement au 3ème bambin. Et pour les familles les plus nombreuses il n’est pas rare de retrouver les enfants en échec scolaire et à 12 ans trainer dans les rues à pas d’heure. Dans les petites villes c’est facile à voir et croyez moi ce n’est pas une caricature!!

    Posons le problème suivant; Comment assurer la “survie” de 5 personnes lorsqu’il n’y a qu’un seul salaire?
    Je veux bien parier qu’aujourd’hui sans ces prestations beaucoup de familles se poseraient la question de savoir s’ils peuvent subvenir à l’éducation de 1, 2, 3 enfants en fonction des ressources disponibles.
    Combien de jeunes femmes “adulescentes” feraient des enfants, sachant que la CAF et les congés de maternités ne compenseraient pas le salaire toujours trop bas des métiers “précaires”?

    Le véritable choix de faire des enfants se poserait alors dans la véritable volonté d’aimer ses enfants malgré les difficultés que cela implique: avoir des enfants ça coute cher très cher, c’est une responsabilité pendant de longues, très longues années… Mais c’est aussi une belle satisfaction! Je pense qu’il y a aurait un peu plus de sérieux apporté dans l’accompagnement des enfants vers la vie d’adulte, moins d’enfants laissés à l’abandon parce qu’ils ne sont pas juste une source de revenus.

    Je rencontre dans mon activité des gens qui considèrent leurs prestations sociales comme un “revenu”, qui devraient compter dans la capacité d’endettement du ménage.
    Le budget des prestations familiales représentait 76Milliard€ de dépenses financés par différents impôts et la CSG…budget en hausse de 5,5 non financé par les recettes!!
    http://www.rapportdactivite-caf.fr/images/images_site/pdf/depenses_prestations.pdf
    http://www.rapportdactivite-caf.fr/images/images_site/pdf/equilibre_financier.pdf

    Je crois sincèrement que notre système entretien les inégalités sociales et qu’il n’a plus les moyens de les entretenir.

    C’est une position radicale et politiquement incorrecte, certes, mais que j’assume car avons nous les moyens d’entretenir ce système en perpétuelle augmentation de ses dépenses?
    Le budget de dépense de mon département (Eure) est de 41% d’actions sociales pour seulement 12% à l’enseignement sur 536M€ de budget… Choquant non!

    Je n’ai pas de solutions et je ne souhaite pas tout supprimer car aider les personnes en difficulté est nécessaire. Doit-on considérer que faire des enfants nécessite autant d’aide?

    Politiquement incorrect!! (surtout à la veille de 2012)

  12. Merci Sebus j’ai beaucoup aimé lire votre commentaire.

  13. Le problème c’est aussi les vieux … ben oui !!!
    A Marseille, on prend bien conscience de l’invasion des vieux (je suis “un peu” ironique)

    Un contrôle des naissances oh que oui !!!! mais mieux encore : un PDP : Permis De Procréer !!
    Faire un bébé, c’est l’acte créatif à la portée de tous, mais c’est un peu comme certains artistes, certains ne devraient pas avoir le droit de “produire”. Et je ne parle pas de moyens financiers là pour évaluer les parents, mais de comportement éthique et de compétence.

    M’est avis, que si on se mettait à diriger le monde ensemble, on ferait un bon gros régime totalitaire :)

  14. Juste ne pas associer argent et enfants… ça suffira! ;p

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